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LA COLONISATION GENOISE

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On a pu voir que les visées de Gênes sur la Corse sont relativement anciennes tout comme les raisons qui les motivèrent. En dépit des tentations Aragonaises, au XIIIe siècle, c’est de Bonifacio puis de Calvi que se développera l’expansion. Forte de son implantation dans le nord de l’île, résultant de l’attribution de 3 évêchés lors de la partition avec Pise, la « Sérénissime » possédait ainsi plus de la moitié de l’île. Pour en achever la conquête, il ne restait plus qu’a s’assurer de l’aide ou de la neutralité des féodaux de la « Terra dei Signori » de l’« au-delà des Monts ». Certains de ceux-ci consentirent à l’allégeance en termes de rapports de puissance à puissance, ouvrant ainsi le champ des ambitions personnelles dont feront les frais les petits paysans. Ces ruraux, outre les dévastations des féodaux et les exigences économiques des nouveaux occupants, eurent aussi à subir les effets dévastateurs d’une épidémie de peste.. Ramenée des Comptoirs d’Orient par les navires génois, elle ravagea aussi une grande partie du continent Européen. C’est dans cet état d’anarchie chronique et de misère que se trouvait la Corse au début de l’ère génoise. C’est aussi au cours de cette longue parenthèse Ligure que s’illustrent deux héros Corses. SAMPIERO soutenu par les Médicis, qui lutta contre les occupants et, SAMBUCUCCIU D’ALANDO auteur d’un mouvement de révolte et, créateur d’une expérience de démocratie directe et de gestion collective des terres de « l’en deçà des Monts ». En ces temps là, Gênes en proie à des troubles intérieurs et en butte aux menaces pesant sur sa suprématie navale, au vu aussi de l’insoumission chronique de l’île, n’était plus en mesure de l’administrer. Le constat de cette carence manifeste fit que les prétendus droits seront cédés à une sorte de Cartel financier « A MAONA » qui fondera par ailleurs BASTIA tout en bénéficiant pour l’accomplissement de la mission colonisatrice des moyens militaires en place. Après près de cinquante années de domination contrastée, A MAONA au début du XVe siècle, cèdera tel un produit de commerce la Corse à une Société Bancaire privée. La Banque de St Georges devint ainsi elle aussi sans droits ni titres gérant d’une terre et de ses ayants droits légitimes. Cet organisme aux mains des notables Ligures, n’était point un état dans l’état, mais une véritable puissance détenant à Gênes la totalité de la fortune publique. On le comprend, avoir main mise sur la CORSE ne relevait point de la philanthropie. C’est à la première moitié du XVIe siècle que le nouveau gérant, contre un important subside annuel rétrocèdera son bail à l’état Génois La Corse connaissait alors encore une paix relative. Des nouvelles places fortes et tours littorales édifiées, de nouveaux textes régissaient l’île qui par fait de migrations se peupla de colons Ligures, Grecs et autres. C’est dans cet intermède que se situe à la demande de SAMPIERO la première incursion française dans l’île, ce qui n’était pas alors pour déplaire aux autochtones. Si l’envahissement s’est fait sans leur accord l’abandon interviendra sans les consulter. Le Traité de Cateau-Cambrésis rétrocéda l’île aux Génois en dépit d’une brève reconquête de 5 années de SAMPIERO. S’instaure alors un nouvel intermède Génois qui durera cent soixante ans, au cours duquel furent tentées diverses entreprises de développement accompagnées toutefois d’exigences financières contributives toujours plus importantes. Mais que peuvent peser au regard d’insulaires ainsi pressurés et vivant pauvrement les acquis d’un certain progrès. Un siècle et demi « d’ordre génois » n’ayant rien résolu des problèmes de fond, débutera une guerre de quarante ans qui signera à son terme la fin de la domination génoise.