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LA CONQUETE ROMAINE

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Au terme des trois guerres puniques, destructives de l’empire africain, la Méditerranée devint « lac romain » et par voie de conséquence la CORSE après conquête, sera sept siècles durant « Colonie Romaine ». Le terme n’est point usurpé ; par principe, est colonie un pays soumis par droit de conquête, administré et géré selon les lois du conquérant. La possession de la CORSE pour Rome, résulte d’une impérieuse nécessité stratégique et ce d’autant qu’avait disparu le danger Carthaginois. La conquête débutera en effet par la prise, puis la destruction d’ Alalia cité Carthaginoise qui deviendra Romaine sous le nom d’Aléria, tout comme Kurnos devint Corsica. Pour autant, la victoire sur les occupants littoraux, ne concerna point les Corses qui retranchés dans leurs montagnes harcelèrent les conquérants en une longue suite de combats. Ceux-ci, autant violents que désespérés, générèrent un long cortège de destructions et de victimes. Il fallut ainsi aux Légions, près de 150 ans de luttes et dix expéditions militaires massives pour que s’instaurât par l’épée et la charrue (ense et aratro) la dite, «PAX ROMAMA», celle dont TACITE disait : « Ils appellent Paix les déserts qu’ils créent ». Conséquence, la plaine orientale devint «le grenier de Rome» et le siège de la romanisation. Aléria fut rebâtie et Mariana comme on le verra par ailleurs fondée. Après la conquête vint la colonisation avec l’exploitation éhontée des terres et richesses de l’île passées aux mains des occupants. Pour les autochtones, continua aussi frugale qu’avant la vie dans les montagnes avec toutefois par nécessité le transfert de populations vers la plaine. Fermement administrée par les envoyés de l’Empereur disposant pour la circonstance des pleins pouvoirs, l’île vécut une paix relative pendant 3 siècles. Par le concert naturel des échanges et des mutations vinrent les premiers indices de la christianisation, en partie véhiculés par les fidèles réprimés chassés de Rome.