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LA DOMINATION PISANE

Adresse : Ville non-renseignée


Après la christianisation de l’île, vint le partage selon les sphères géographiques déjà évoquées entre les deux Républiques qu’étaient alors Pise et Gênes. A l’origine leur intérêt pour la Corse se conjugue avec leurs impératifs stratégiques, à savoir : la main mise sur les voies maritimes Tyrrhéniennes et de Méditerranée occidentale, avec pour corollaire la recherche de bases navales utiles au maintien des flottes. Parenthèse heureuse, les intérêts conjugués des deux cités supposaient pour être servis que le sol Corse soit débarrassé de ses terribles occupants d’alors, les Sarrasins. Ce qui fut fait sur terre et sur mer. Non sans résistances diverses, l’occupation pisane (XIe siècle) ne fut effective que sur les aires littorales du Nord de la Corse. En fait la contestation la plus notoire du moment fut celle des prélats Romains lésés dans leurs prérogatives dont notamment le droit de consécrations des édiles religieux. Manœuvres, intrigues protestations furent de mise, mais à ce jeu les Génois plus habiles surent se concilier les faveurs de la curie Romaine. Toutefois, l’intérêt des deux protagonistes pour l’île ne relevait pas des mêmes objectifs. Pise, sur la péninsule vivait d’une brillante activité agricole sur son territoire, ce qui faisait défaut à Gênes adossée à la montagne et toute entière tournée vers la mer. A ce jeu, la Corse, bien plus qu’une simple base navale représentait pour la « Sérénissime » à l’exemple de Rome, un potentiel majeur de matières premières et de nourritures. Ce sont là des éléments vitaux qui interfèreront notablement dans le conflit encore latent entre les deux cités. Gênes, au XIIe siècle prendra l’initiative d’une forte implantation à BONIFACIO. Ce sera pour Pise les prémices de sa proche perte d’autorité sur la CORSE. Celle-ci se concrétisera après sa défaite navale de La Méloria (XIIIe siècle). Sur cet épisode Toscan, l’histoire nous laisse entrevoir une administration de l’île sage et pondérée avec un certain développement des échanges commerciaux. Bien que limité dans l’espace et le temps, il donnera à la Corse une remarquable parure monumentale dans laquelle le talent des architectes n’a eu d’égal que le savoir-faire des bâtisseurs, au reste aidés par les îliens. Cette image de sagesse relative contrastera vivement avec les tristes errements de la domination Génoise qui sévira 5 siècles durant, sur la terre de Corse.