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LES BRONZES DE MARIANA

Adresse : Ville non-renseignée


Le 9 juin 2003, à l’occasion de sa visite en Corse pour le XVIIème centenaire du martyr de Sainte Dévote, le Prince Rainier III a offert une statue de Sainte Dévote qui se trouve aujourd’hui à l’intérieur de la cathédrale de la Canonica.

En Principauté de Monaco, sur le parvis de l’église Sainte-Dévote, trône cette œuvre de l’artiste Cyril de La Patellière. De marbre et de bronze, elle représente Dévote, dans une barque, une colombe dans les mains.
On pourra également admirer dans l’abside de l’Eglise de CANONICA le « Grand Christ en Bronze » de Marie Claude SEI - DOMINICI, peintre et sculptrice contemporaine, originaire de Lucciana. Elle partage sa vie entre Borgo et Bordeaux.
Cette sculpture en bronze fut spécialement conçue pour l’Eglise de Canonica, dépourvue de Christ depuis plusieurs siècles. Il s’agit d’une pièce unique en Bronze à la cire perdue réalisée selon la technique élaborée par Cellini au XVIe siècle, permettant aux sculpteurs la réalisation de pièces importantes, car  creuses à l’intérieur donc plus légères. 60kg de Bronze auront été nécessaires pour l’exécution de cette œuvre qui mesure près d’1m15 de hauteur, et en fait est le seul « Christ » en Bronze de cette dimension qu’il nous est donné à voir dans l’Île. La croix en bois de châtaignier a été réalisée par Mr ANTONETTI ébéniste à Venzolasca.

Ce « Christ » possède quelque chose de bouleversant, bien au-delà de sa profonde portée biblique, il porte en lui les convictions chrétiennes de Marie-Claude Sei Dominici, qui explique ci après le cheminement intellectuel qui l’a amenée à réaliser cette sculpture ; « Avant de réaliser cette œuvre, je me suis souvent recueillie et interrogée devant cette abside vide, je me suis imprégnée de ce lieu pur et sobre consciente de la difficulté de réaliser une œuvre dépassant la pure esthétique. Serais-je en mesure de montrer dans la même figure la mort physique de Jésus et la Résurrection prochaine du Christ ? Le divin sous le voile de l’humain martyrisé ?. J’ai tout de suite abandonné l’idée de faire du « faux roman », j’ai donc choisi de rester dans l’optique réaliste et quand j’ai modelé le visage la sérénité s’est imposée…la pensée de Malraux selon laquelle l’art a quelque chose à voir avec le salut prend une dimension particulière quand il s’agit d’une œuvre sacrée, surtout quand cette œuvre a la chance d’avoir pour écrin une telle architecture… »
Cette sculpture a été présentée à la Biennale d’Art Contemporain de Florence en décembre 2007, pour le critique d’art Jean Marc RAFFAELLI « les œuvres estampillées SEÏ DOMINICI sont habitées par cette intensité, sacrée et poétique, qui auront parfaitement leur place dans la capitale de la Renaissance artistique européenne ». Le « Christ » fut ensuite installé et béni lors de la grande cérémonie du 29 janvier 2008 en présence des autorités ecclésiastiques et politiques.