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Le centre religieux

Le centre religieux

Le complexe épiscopal : basilique et baptistère

Au début du Vème siècle est entreprise la construction d’une basilique et d’un baptistère.

La basilique est organisée en trois vaisseaux séparés par deux files de huit colonnes de granite. Le sol du podium était décoré d’un pavement de mosaïques colorées, aujourd’hui déposées et restaurées. Les motifs sont principalement géométriques excepté une scène montrant un lion et un bœuf réunis à la même mangeoire, tirée du Livre d’Isaïe, allégorie du Paradis.

Le baptistère est une petite construction avec un plan en forme de croix centrée dans laquelle se trouve une cuve où les catéchumènes étaient plongés afin d’être baptisés et de pouvoir entrer dans la communauté chrétienne. Le sol était entièrement recouvert de mosaïques colorées. Les motifs, issus du répertoire païen antique, ont une forte symbolique biblique: les quatre fleuves du Paradis aux angles, ainsi que dauphins, poissons et canards et un cerf s’abreuvant à la source d’Eau vive (Psaume, 41, 2).

Ces deux édifices vont connaitre de nombreux réaménagements jusqu’à la construction au XIIème siècle d’une nouvelle cathédrale. 

Les églises du XIIe siècle

Consacrée en 1119, Santa Maria Assunta, aujourd’hui appelée A Canonica, est alors le plus vaste des édifices de culte de Corse. Il fut construit par des artisans corses, pisans et ligures, au moment où la Corse est sous la gouvernance de la République de Pise. Un campanile (tour) ainsi qu’un palais épiscopal furent construits à ses côtés. Il s’agit d’un édifice de style roman qui se caractérise par la simplicité des volumes, l’harmonie des proportions et l’utilisation de pierre de schiste et de marbre prélevés directement dans le Cap Corse. La porte occidentale est ornée d’une frise d’animaux réels ou fantastiques qui représentent la lutte du bien contre le mal : au centre, l’agneau portant la croix affronte le loup.

A 300m à l’Ouest se trouve l’église San Parteu, située hors les murs. Elle est reconstruite par les mêmes artisans que la Canonica sur un édifice plus ancien du Vème siècle. L’ambition était alors de faire de Mariana le centre religieux et politique de l’île. 

Oubli et redécouverte

En raison de la concurrence exercée par les habitats sur les hauteurs, le site va rapidement perdre de son importance. Malgré une tentative de réinstallation au milieu du XVème siècle, la cathédrale est abandonnée. Le siège épiscopal est transféré à Bastia à la fin du XVIème siècle. 

Ce n’est qu’au XIXème siècle avec notamment la visite de Prosper Mérimée alors inspecteur des monuments historiques que la Canonica redevient un lieu d’importance auprès des savants et historiens, ainsi qu’auprès des habitants avec l’instauration d’une Foire à proximité. 

La légende de sainte Dévote

Le lieu est marqué par le martyre de sainte Dévote. Selon la légende, elle naît à Lucciana, au lieu-dit Querci et aurait été martyrisée en l’an 303. Sa dépouille ayant été chargée sur une barque, les vents l’ont amenée au Vallon des Gaumates, à Monaco où elle a été enterrée. De là vient le lien très fort qui unit Monaco et Lucciana, jumelées depuis 2009.

Informations & contact

20290 Lucciana

Galerie photo

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